Page 1 - Ouvrons la bible, livre de la Genèse




Dans le livre de la Genèse

 

   Ouvrons ce livre mythique, plongeons-nous dans les méandres des premières pages de la Genèse et arrêtons-nous au chapitre 1 verset 26 qui par son sens très clair « quantifie » Dieu d’un nombre supérieur à 1, puisqu’il est écrit :

 

« Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ».

 

Difficile de ne pas rester indifférent et de ne pas s’interroger sur ce premier mystère, qui ne le sera pas très longtemps puisqu’au verset 27 de ce même chapitre nous lisons :

 

« Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle ».

 

Stupéfiant ! Alors une question nous vient à l’esprit, Dieu serait-il la représentation d’un couple, ou même d’un groupe d’hommes et de femmes ? Nous avons bien lu « faisons ... à notre image » … « mâle et femelle » ! Intéressant, mais bouleversant, ce début de la Genèse, peut-être révélatrice d’une nouvelle, ou plutôt ancienne vérité.

 

 

   Allons un peu plus loin dans le chapitre 2 au verset 8 où dans un autre registre nous découvrons que l’homme, c’est à dire le mâle et la femelle, a été formé dans un endroit spécifique, puis placé dans un lieu appelé le Jardin d’éden, la phrase biblique étant : 

 

« Et l’éternel Dieu planta un jardin en éden, du côté de l’orient, et il y  plaça l’homme qu’il avait formé ».

 

Mais où a donc été formé l’homme, donc le mâle et la femelle cités plus avant ? Mystère ! Nous savons que c’est sur Terre, mais peut-être dans un endroit primaire, dans une sorte d’usine de fabrication d’êtres vivants ? Car si cela s’était fait à même le sol, pourquoi les avoir déplacés ensuite ? Intriguant !

 

     Continuons notre exploration qui devient déjà passionnante, et qui nous apportera d’autres éléments éclairant ce mystère. On arrive au chapitre 3 où le verset 22 nous fige sur place :

 

« Et l’ éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous ».

 

À moins d’être complètement abruti, il est simple et logique de comprendre que ce qui est appelé Dieu représente bien un groupe d’êtres de forme humaine, et qui une fois de plus compare l’homme (donc la création d’un mâle et d’une femelle, lu en 1-27) à lui-même, mais plus exactement à eux, car pourquoi Dieu n’a t-il pas dit :  « voici que l’homme est devenu comme moi », tout simplement ? à ce stade, il devient difficile, pour ne pas dire impossible, de continuer à penser que le dieu de la bible est un dieu unique et impalpable, ou alors les écrits n’auraient plus de valeur, ni de sens, et représenteraient une déformation de la vérité. Mais afin de ne pas se hâter trop tôt dans une affirmation qui remettrait en question une théorie vieille comme le monde, restons vigilants et continuons notre parcours. 

 

     Au chapitre 4, nous soulevons une nouvelle interrogation qui cette fois-ci laisse penser que Dieu, ou plutôt les dieux créateurs, ont une parfaite compatibilité avec les hommes (mâles et femelles) puisqu’il est écrit :

 

« Et l’homme connut ève sa femme ; et elle conçut, et enfanta Caïn ; et elle dit : J’ai acquis un homme avec l’éternel ».

 

Faut-il faire un dessin ? Soit nous restons naïfs et nous pensons qu’une magie divine a permis d’offrir un enfant à Ève, soit nous faisons le lien avec les déductions antérieures et nous pensons que ce groupe de dieux humains peut s’accoupler « avec » les femmes de la Terre, en l’occurrence l’éternel avec Ève ! Nous ne pouvons nier que jusqu’ici, les recoupements sont simples à faire pour commencer l’assemblage d’un puzzle cohérent et révélateur, mais également bouleversant, voir même renversant !

 

     Et ce n’est que le début, l’aventure se poursuit dans le chapitre 5 verset 24 où nous découvrons ceci :

 

« Et Hénoc marcha avec Dieu ».

 

En règle générale, si nous marchons avec une personne, c’est que cette dite personne marche avec nous, donc nous pouvons dire ici que Dieu, soit un dieu, ou plutôt un des dieux, a la possibilité de marcher sur le sol de la Terre tout comme les hommes et les femmes créés, ce qui devient logique puisque nous savons qu’il y a ressemblance physique.

 

     Notre voyage continue pour nous amener à un point confirmant la compatibilité entre les dieux et les hommes, ou plus précisément la possibilité d’accouplement avec les femmes de la Terre. Voyons cela au chapitre 6 :

 

« Et il arriva, quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la face de la terre et que des filles leur furent nées, que les fils de Dieu virent les filles des hommes, qu’elles étaient belles, et ils se prirent des femmes d’entre toutes celles qu’ils choisirent ».

 

Faisons une pause dans la lecture de ce paragraphe qui révèle une vérité intrigante, et soulevons le fait qu’il n’y a pas que les dieux en question dans cette grande histoire, mais également leurs fils ! Donc il n’y a plus de doute possible, il s’agit bien d’un groupe d’humains capables de se reproduire, et représentés ici par deux générations puisqu’il est écrit « les fils de Dieu ». S’il avait été question des fils des hommes de la Terre, pourquoi alors la nuance « les filles des hommes » ?

 

Et ce n’est pas tout puisqu’ au verset 4 du même chapitre nous lisons :

 

« Les géants étaient sur la terre en ces jours-là, et aussi après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes et qu’elles leur eurent donné des enfants : ceux-ci furent les vaillants hommes de jadis, des hommes de renom ».

 

Que d’interrogations dans ce passage qui interpelle pour trois raisons bien distinctes. La première étant qu’il est fait allusion à des géants, bizarre, s’agirait-il des dieux créateurs ? Difficile de comprendre ce terme « géant », quelque peu isolé et hors contexte, mais une chose est sûre, il y en a plusieurs, donc pas de dieu unique s’il s’agit des créateurs. La deuxième raison est que nous retrouvons les fameux fils de Dieu, donc les fils des dieux créateurs, des humains fils d’autres humains. Et la troisième raison, les filles des hommes donnèrent naissance à des enfants prodiges d’avec les fils des dieux ! Tout ceci est vraiment explicite, des hommes venant du ciel s’accouplaient avec les filles de la Terre et le résultat donnait des êtres  hors du commun, peut-être les  hommes appelés Prophètes ? Nous sommes encore dans la Genèse et déjà nous sortons complètement d’un contexte déiste au sens pur et mystique du terme. C’est éloquent !

 

Gardons les yeux ouverts et lisons le verset 8 de ce chapitre 6 :

 

« Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’éternel  ».

 

Il est intéressant de constater dans la lecture de cette phrase que l’éternel a des yeux.  C’est donc un élément de plus qui confirme la ressemblance physique d’avec les hommes, bien que ce serait plutôt l’inverse, et donc l’aspect humanoïde de Dieu, ou plus justement des dieux créateurs.

 

     Allons maintenant au chapitre 11 verset 7 pour y faire une nouvelle découverte confirmant cette fois-ci le nombre, la quantité, la pluralité : 

 

« Allons, descendons, et confondons là leur langage ».

 

Tout est au pluriel !!! C’est vraiment d’une clarté déconcertante.  

 

     Doucement le puzzle prend forme, et nous trouvons une autre pièce dans le chapitre 16 au verset 7,  un passage qui nous offre une nouveauté angélique dans ses termes : 

 

« Mais l’Ange de l’éternel la trouva près d’une fontaine d’eau dans le désert ».

 

C’est mignon comme tout puisque nous imaginons un être revêtu de blanc et volant avec de blanches ailes. Dans la foulée nous lisons au verset 9 :

 

« Et l’Ange de l’éternel lui dit ».

 

Idem au verset 10, ainsi qu’au verset 11. Une chose est sûre, c’est que cet ange, dont nous n’avons pour le moment aucune description, a la faculté de parler. Tout laisse imaginer qu’il s’agit d’un être humain représentant les créateurs et pouvant se déplacer dans les airs.

 

     Nous trouverons d’autres indices plus loin sur notre chemin biblique mais en attendant, arrêtons-nous au chapitre 18 pour lire :

 

« Et l’éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré ; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour ».

 

Nous avons ici une indication comportementale sur l’éternel, certainement le chef des créateurs, qui est en position assis. Et qui dit assis dit poser une partie d’un corps sur une surface solide, donc un comportement relatif à une forme humaine comme nous la connaissons, ce qui apporte un élément important dans notre développement hypothétique mais très révélateur.

 

     Et tout s’enchaîne puisque le chapitre 19 nous dévoile que les anges sont des hommes qui peuvent manger … comme nous ! Voici les textes :

 

« Et les deux anges vinrent à Sodome sur le soir ; et Lot était assis à la porte de Sodome. Et Lot les vit, et il se leva pour aller à leur rencontre, et se prosterna le visage en terre ; et il dit : Voici, mes seigneurs, détournez-vous, je vous prie, vers la maison de votre serviteur, et passez-y la nuit, et    lavez vos pieds ; et vous vous lèverez le matin, et vous irez votre chemin. Et ils dirent : Non, mais nous passerons la nuit sur la place. Et il les pressa  beaucoup et ils se détournèrent pour aller chez lui, et entrèrent dans sa maison ; et il leur fit un festin, et cuisit des pains sans levain, et ils mangèrent. Ils n’étaient pas encore couchés que les hommes de la ville, les hommes de Sodome, entourèrent la maison, depuis le jeune homme jusqu’au vieillard, tout le peuple de tous les bouts de la ville. Et ils appelèrent Lot, et lui dirent : Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, afin que nous les connaissions. Et Lot sortit vers eux à l’entrée, et ferma la porte après lui ; et il dit : Je vous prie, mes frères, ne faites pas ce mal. Voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme ; laissez-moi les faire sortir vers vous, et faites-leur comme il vous plaira. Seulement, à ces hommes ne faites rien, car c’est pour cela qu’ils sont venus à l’ombre de mon toit ». 

 

Éloquent ! Nous pouvons lire et relire ce passage, nous constatons que les anges sont des êtres humains appelés hommes par les hommes de Sodome, donc ayant une ressemblance évidente à eux, et ils mangent leur nourriture, en l’occurrence du pain. En 21-17 et 22-11 nous trouvons encore des récits d’anges parlant aux hommes de la Terre, par contre leur voix vient des cieux, alors nous pouvons imaginer que ces hommes anges  ont la possibilité de se déplacer dans l’air mais ça, nous allons le découvrir plus loin.

 

     Au chapitre 28 verset 12 , nous lisons une description intéressante :

 

« Et il songea : et voici une échelle dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ».

 

Que ce soit songe ou vision, ces termes employés expriment très certainement le fait que ces hommes de l’époque, qui n’appréhendent absolument pas les techniques employées par les dieux créateurs, pensent être en songe ou avoir des visions. Nous avons ici un aspect matériel qui entre en scène par une définition physique des plus surprenantes, une échelle qui relierait la Terre aux cieux ! Alors soyons réalistes et terre à terre ; dans notre monde actuel, la plus grande échelle existante nous permettra de monter à quelques dizaines de mètres du sol, alors à une époque aussi lointaine que celle de Jacob, comment une échelle aurait pu se dresser jusqu’aux cieux ? D’ailleurs les cieux, c’est à quelle distance au-dessus du sol de la Terre, à 10 Km, à 100.000 Km, à une année-lumière ? Question sans réponse précise et chiffrée, à moins que notre imagination nous dise que les dieux créateurs, accompagnés de leurs anges hommes, aient un moyen de déplacement aérien qui serait équipé d’une échelle pour poser le pied à terre, un peu comme ce fut le cas avec le fameux LEM qui permis aux hommes d’aller faire les premiers pas sur la Lune en juillet 1969. Simple hypothèse, qui pourtant sera étayée un peu plus loin par d’autres éléments, alors continuons ce voyage trépidant.

 

     Dans la lecture du chapitre 32, nous sommes à nouveau confronté au  nombre puisqu’il est écrit :

 

« Et les anges de Dieu le rencontrèrent ; et Jacob dit, quand il les vit : C’est l’armée de Dieu ».

 

Petite devinette :  à combien d’hommes pouvons-nous quantifier une armée ? Réponse aléatoire, mais une chose est sûre, cela représente un nombre relativement élevé, ce qui voudrait dire que Dieu, donc les dieux créateurs, décrits avec précision depuis le verset 2-8, ont une armée d’hommes anges, confirmant ainsi que ces dieux créateurs seraient incontestablement une grande famille, voir même un peuple ?! Si nous comparons cette histoire avec ce que nous connaissons aujourd’hui, sur un plan national, donc représentant un pays de plusieurs millions de personnes, cela pourrait confirmer que les dieux humains créateurs représenteraient un peuple ou peut-être même une civilisation toute entière ?! Nous nous éloignons de plus en plus de la théorie déiste, pour se rapprocher d’une théorie rationnelle, matérielle et surtout humaine … Quelle aventure surprenante, mais tellement passionnante !

 

     Nous voici dans les dernières pages de la Genèse, au chapitre 35 nous lisons une anecdote amusante puisqu’il est question d’un dieu évoquant un autre dieu, voyons plutôt :

 

« Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel, et habite là, et fais-y un autel au Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü, ton frère ».

 

A moins d’être analphabète, même un enfant déduirait la même chose, il apparaît avec évidence qu’il s’agit bien de deux dieux différents, un dieu humain qui rencontre Jacob et lui disant de faire un autel, pour le dieu humain qui lui était apparu lors de sa fuite d’après Ésaü ;  si nous étions en présence d’un dieu unique, n’aurait-il pas dit : « fais-moi un autel », tout simplement ??

 

     La suite étant sans intérêt particulier, ici s’achève donc le parcours du livre de la Genèse avec nos yeux d’enfant innocent, pur d’esprit et emprunt de véracité. Nous sommes en pleine reconsidération du sens des écrits, mais surtout de l’histoire et des traces qu’elle a laissé au travers des différentes cultures et générations grandissantes, se détournant progressivement de la vérité, une vérité  engluée dans le mysticisme de ceux qui ont gardé les rennes d’une institution religieuse ayant basé sa doctrine sur de fausses interprétations. Mais nous sommes loin de la finalité, de la dernière pièce qui bouclera ce grand puzzle du mystère de la création.

 
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